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Cinq façons par lesquelles les kinésiologues peuvent vous aider à mieux bouger et à renforcer votre mental

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Joindre le geste à la parole : voici pourquoi les kinésiologues souhaitent participer aux discussions sur la santé mentale

Des études et la pratique de la kinésiologie démontrent que s’adonner régulièrement à une activité physique est un moyen d’améliorer son bien‑être mental, même chez les personnes qui vivent avec la dépression et l’anxiété

Nous parlons rarement du rôle que peuvent jouer les kinésiologues pour réduire les obstacles à la santé mentale ou concevoir une stratégie de bien‑être mental.

Pourtant, à mesure que les kinésiologues approfondissent l’historique de santé de leurs clients, ils constatent souvent une récurrence de troubles de santé mentale.

Joindre le geste à la parole : voici pourquoi les kinésiologues souhaitent participer aux discussions sur la santé mentale

Des études et la pratique de la kinésiologie démontrent que s’adonner régulièrement à une activité physique est un moyen d’améliorer son bien‑être mental, même chez les personnes qui vivent avec la dépression et l’anxiété

Nous parlons rarement du rôle que peuvent jouer les kinésiologues pour réduire les obstacles à la santé mentale ou concevoir une stratégie de bien‑être mental.

Pourtant, à mesure que les kinésiologues approfondissent l’historique de santé de leurs clients, ils constatent souvent une récurrence de troubles de santé mentale.

« Au bas mot, je dirais que 70 % de mes clients prennent des antidépresseurs », fait observer Kathie Sharkey, une kinésiologue réglementée en exercice depuis 23 ans. 

Même si ses clients ne viennent généralement pas la consulter expressément pour traiter leur dépression, ou s’ils viennent la voir sur la recommandation de leur médecin traitant, la dépression fait souvent partie de leur profil de santé générale.

« En général, un client vient me voir pour un autre problème de santé…  un remplacement du genou, un problème cardiaque ou une blessure nécessitant des soins. En faisant son historique santé, je découvre qu’il a un problème de dépression ou d’anxiété », poursuit‑elle.

Les kinésiologues sont bien formés pour adapter un programme d’exercice en fonction des maladies ou des blessures préexistantes de leurs clients, mais rares sont ceux qui réalisent que les troubles de santé mentale peuvent également être pris en compte.

« Prenons l’exemple d’un client qui vient me voir pour une blessure au genou », dit Kathie. « C’est le même processus. Je dois découvrir quels sont les obstacles à sa santé mentale; je dois me demander ce qui aggrave son état ou ce qui l’améliore. Je peux aussi lui suggérer d’autres ressources si je constate que son problème dépasse mon domaine de compétence. »

Comme toujours, le travail des kinésiologues commence par une recherche des faits et, grâce aux récentes études publiées par la Harvard Medical School, nous savons qu’un petit mouvement peut grandement aider une personne à se sentir mieux mentalement.

« Nous avons constaté une diminution de 26 % du risque de dépression pour chaque augmentation majeure de l’activité physique, mesurée objectivement », explique l’auteure de l’étude Karmel Choi, clinicienne et chercheure associée à la Harvard T.H. Chan School of Public Health.

« Pour prévenir la dépression, il faudrait idéalement faire un exercice de forte intensité, de la course par exemple, durant au moins 15 minutes par jour, ou bien un exercice de plus faible intensité, comme de la marche ou des tâches ménagères, durant au moins une heure.

« Faire bouger intentionnellement votre corps en douceur tout au long de la journée — par exemple marcher, emprunter l’escalier ou faire la vaisselle — est une façon agréable de vous remonter le moral », affirme Karmel.

Même si nous connaissons depuis longtemps les bienfaits de l’exercice sur le bien‑être mental, une récente étude publiée dans la Harvard Gazette, confirme que des « niveaux accrus d’activité physique peuvent réduire grandement les risques de dépression, même chez les personnes génétiquement prédisposées à cette maladie. »

Cela signifie que nous pouvons tenir la dépression à distance grâce à la pratique régulière d’une activité physique.

L’étude menée par Karmel Choi révèle également qu’en raison de son effet sur le cerveau − la création de nouveaux neurones dans l’hippocampe − l’activité physique réduit le risque de dépression aussi efficacement que la thérapie comportementale ou la médication. »

Nous savons maintenant qu’un programme d’activité physique d’intensité faible à moyenne peut réduire les symptômes, voire les troubles, de dépression ou d’anxiété et, dans certains cas, les prévenir.

Nous savons également combien il est difficile de se lancer dans une routine d’activité physique, surtout pour une personne touchée par la dépression ou qui manque de motivation.

C’est là que le kinésiologue entre en jeu; en tant que partenaire, il vous propose un programme personnalisé d’exercices et vous aide à le respecter afin que vous puissiez atteindre vos objectifs de santé corporelle et mentale.

Voici cinq façons par lesquelles les kinésiologues peuvent vous aider à mieux bouger et à renforcer votre mental.

  1. Partir du bon pied

La plupart des clients de Kathie Sharkey viennent la voir pour un problème physique, en plus d’une dépression. Certains commencent l’année en se fixant des objectifs vagues et finissent par aggraver leur blessure en faisant de l’exercice sans supervision, ce qui a pour résultat de les ralentir et d’aggraver leur dépression.

Les kinésiologues peuvent concevoir un programme adapté à votre situation, ce qui vous aidera à corriger le tir et à bouger de manière sécuritaire.

  1.  Bouger de manière sécuritaire, c’est possible

Un scénario couramment observé par Kathie est celui du client qui est persuadé qu’il ne peut pas faire de l’exercice en sécurité parce qu’il a déjà essayé et que cela lui a causé de la douleur. Ces personnes mènent donc une vie sédentaire, ce qui ne fait qu’aggraver leurs symptômes et leur humeur. Il est possible de briser ce cycle en établissant à un programme à long terme qui apporte des gains à court terme (et en y apportant des modifications) pour aider ces personnes à bouger de manière sécuritaire.

  1. Respecter votre engagement (à vos conditions)

 Nous ne pouvons trop insister sur l’importance d’avoir un programme et des conseils pour faire en sorte que tout ira bien. Et il n’est pas nécessaire d’y passer toutes vos économies, ni même de vous payer un entraîneur personnel. « Je peux rencontrer un client quatre fois durant une période de quatre à six mois, et le changement arrive petit à petit », explique Kathie Sharkey. « Pour réussir, il faut y aller lentement, un petit changement à la fois…  Si votre assurance ne couvre que 500 $, il n’est pas nécessaire de flamber ce montant en deux semaines. Nous pouvons être là seulement pour vous assurer que vous être sur la bonne voie. »

  1. Prendre plaisir à faire ce que vous aimez

En fin de compte, apprendre à bouger en sécurité et améliorer votre cardio vous permettra de prendre plaisir à faire les choses que vous aimez dans la vie. Que ce soit pour jouer avec vos enfants ou vos petits‑enfants, promener votre chien ou jardiner, vous bougerez plus facilement toute la journée, ce qui décuplera votre plaisir.

  1. Prévenir les problèmes de santé

Il n’existe aucune intervention ni aucun traitement en santé mentale qui peut vous apporter autant de bienfaits que l’exercice physique. En plus de réduire le risque de maladie cardiaque grave, de diabète, de nombreux types de cancer, de dépression et d’anxiété, l’exercice physique peut grandement atténuer le risque d’avoir la maladie d’Alzheimer. Une raison de plus démontrant que ce qui est bon pour votre corps est bon pour votre esprit.

 

Lectures suggérées :

ParticipACTION « Pourquoi l’activité physique doit faire partie des conversations sur la santé mentale » 

Ontario Kinesiology Association, Position Statement on Mental Health [en anglais seulement]

Harvard Medical School, More evidence that exercise can boost mood [en anglais seulement]

The Harvard Gazette, Lower risk of depression with elevated exercise [en anglais seulement]

 

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